Velux qui ne tient pas en position ouverte : que faire ?
Une fenêtre de toit qui ne tient plus ouverte
- Ce sont les bras latéraux qui lâchent, pas la charnière.
- Un ouvrant qui retombe seul devient un risque de choc.
- Une paire de compas se trouve sous les 120 euros selon le modèle.
- Le frein de position se règle avant d’acheter la pièce.
- La référence se lit sur l’étiquette du fabricant, en haut de l’ouvrant.
5 faits vérifiés3 sourcesmis à jour le 7 septembre 2026
Le compas
La pièce qui retient l’ouvrant, et la seule qui lâche.
Le frein
Une vis de réglage avant toute commande de pièce.
La plaque
Référence, année, dimension : tout est écrit dessus.
Le vrai risque
Un ouvrant qui retombe sur une tête d’enfant.
Une fenêtre de toit qui refuse de rester ouverte, le problème dépasse la simple gêne : c’est un ouvrant lourd, en hauteur, qui retombe sans prévenir. Le diagnostic est heureusement simple, parce qu’une seule famille de pièces est en cause. Voici comment vérifier, régler, et savoir quand il faut remplacer.
Qu’est-ce qui retient l’ouvrant en position ?
Sur une fenêtre de toit à rotation, deux pièces travaillent ensemble. Les charnières centrales portent le poids de l’ouvrant et lui permettent de pivoter. Les compas de blocage, latéraux, freinent la rotation et maintiennent l’ouvrant à l’angle choisi.
Quand une fenêtre ne tient plus ouverte, ce sont ces compas qui ont perdu leur effet. Ils contiennent un ressort et une garniture de friction qui s’usent avec les manœuvres, et leur efficacité décline progressivement sur dix à quinze ans.
Un signe permet de confirmer sans démonter : ouvre la fenêtre et observe la façon dont elle retombe. Une chute lente et régulière désigne des compas fatigués. Une chute brutale, avec un claquement, désigne un compas cassé ou déboîté de son point d’ancrage.
| Comportement | Cause | Solution |
|---|---|---|
| L’ouvrant descend doucement tout seul | Friction des compas usée | Réglage du frein, puis remplacement |
| Il tombe d’un coup | Compas cassé ou déboîté | Remplacement de la paire |
| Il tient d’un côté et pas de l’autre | Un seul compas en cause | Remplacement de la paire quand même |
| Il ne s’ouvre plus assez | Compas grippé | Nettoyage et lubrification |
La règle du remplacement par paire mérite d’être expliquée. Deux compas qui ont le même âge et le même nombre de manœuvres s’usent au même rythme : changer le seul qui a lâché revient à programmer la panne du second dans les mois qui suivent, avec un second démontage à la clé.
Il y a une nuance que je tiens à poser, parce qu’elle évite des remplacements inutiles. Une fenêtre qui ne tient plus qu’aux grands angles, mais qui reste correctement bloquée en position d’aération, n’a pas forcément besoin de compas neufs. La garniture s’use d’abord sur la portion la plus utilisée de sa course, et un réglage de friction récupère souvent la tenue sur toute l’amplitude.
À l’inverse, une fenêtre qui tient parfaitement mais dont l’ouverture demande un effort inhabituel annonce le désordre opposé : des compas serrés à l’excès, souvent par quelqu’un qui a cherché à compenser une usure débutante. Le sur-serrage détruit la garniture en une saison, et il transforme un réglage à faire en pièce à changer.
Un dernier point sur les fenêtres équipées d’un volet roulant extérieur ou d’un store. Le poids ajouté sur l’ouvrant sollicite les compas bien davantage, et leur durée de vie s’en trouve raccourcie. Sur ces installations, je prévoyais le contrôle annuel comme une routine, pas comme une réaction à un symptôme.
🛑 N’utilise jamais un balai, un livre ou une cale de fortune pour maintenir une fenêtre de toit ouverte en attendant la réparation. Un ouvrant qui pèse vingt-cinq kilos et qui retombe d’un mètre cinquante fait des dégâts sérieux, et il tombe précisément le jour où quelqu’un passe la tête dessous. Ferme la fenêtre en attendant, ou fais la réparation tout de suite.
Peut-on régler avant de remplacer ?
Oui, et c’est la première chose à essayer, parce que ça ne coûte rien. La plupart des compas possèdent un réglage de friction, une vis ou un excentrique accessible sur le corps du compas, fenêtre ouverte à quatre-vingt-dix degrés.
Le réglage se fait par petits incréments, un quart de tour à la fois, en essayant la tenue entre chaque. Serrer augmente la friction et donc la tenue, mais un serrage excessif rend l’ouverture pénible et use la garniture bien plus vite.
Une seconde piste tient au nettoyage. Un compas encrassé de poussière et de sable accumulés dans une gorge ne travaille plus correctement. Un dépoussiérage à la brosse, un chiffon, puis une goutte de lubrifiant silicone sur l’articulation seule, jamais sur la garniture de friction, redonnent parfois une année de service.
Cette distinction est celle que les gens ratent le plus souvent : le lubrifiant va sur l’axe qui pivote, pas sur la surface qui freine. Graisser la friction supprime justement ce qui retient l’ouvrant, et le résultat est immédiat et contraire à ce qu’on cherchait.
Si le réglage ne donne rien, ou s’il ne tient que quelques semaines, la garniture est en fin de vie. À ce stade, on passe à la commande de pièces.
Une chose que j’ai apprise à mes dépens : ne fais pas ce réglage seul sur une fenêtre haute. Il faut une main pour tenir l’ouvrant, une pour le tournevis, et il en reste rarement une troisième pour se rattraper. Sur les fenêtres de comble accessibles depuis un escalier, la question ne se discute même pas.
Note aussi le nombre de tours donnés à la vis de réglage, sur un papier. Sur des compas qui se règlent des deux côtés, on perd très vite le compte, et un réglage asymétrique fait travailler l’ouvrant en torsion, ce qui abîme le second compas à la place du premier.
🔧 Fais tes essais de tenue à trois angles différents, pas seulement à l’ouverture maximale. Une fenêtre qui tient à quatre-vingt-dix degrés et qui glisse à trente n’est pas réglée : elle est simplement bloquée par sa butée mécanique, et le jour où quelqu’un l’entrouvre pour aérer, l’ouvrant redescend sur ses doigts.
Comment commander les bonnes pièces ?
Tout part de la plaque signalétique, visible fenêtre ouverte, en général sur le haut de l’ouvrant ou sur son chant latéral. Elle porte la référence du modèle, la dimension normalisée et l’année de fabrication.
Photographie-la avant toute chose, plutôt que de la recopier : les codes mêlent lettres et chiffres, et une erreur de caractère donne une pièce qui ne se monte pas. Cette photo sert aussi pour toute intervention future sur la même fenêtre.
Trois éléments conditionnent la compatibilité :
- La génération du modèle, les fabricants ayant changé de conception plusieurs fois en trente ans.
- La dimension du cadre, codée sur la plaque et jamais mesurée au mètre.
- Le type d’ouverture, rotation ou projection, qui utilise des compas différents.
Une paire de compas d’origine coûte 50 à 120 euros selon la dimension et la génération. Les pièces adaptables existent et coûtent moins cher, mais je conseillais l’origine sur cet organe précis : c’est la pièce qui empêche l’ouvrant de tomber, et l’économie de quarante euros se juge à cette aune.

📷 Photographie le compas en place, sous plusieurs angles, avant de le déposer. Le sens de montage n’est pas toujours évident une fois la pièce sortie, et remonter un compas à l’envers se voit tout de suite : la fenêtre ne s’ouvre plus qu’à moitié. Deux minutes de photos évitent une demi-heure d’essais sur un escabeau.
Un mot sur le délai de livraison, parce qu’il surprend toujours. Les compas de fenêtre de toit ne sont pas des pièces de rayon : compte une à trois semaines entre la commande et la réception, davantage sur une génération ancienne. Pendant ce temps, la fenêtre reste fermée, et c’est une raison de plus pour commander dès le diagnostic posé plutôt qu’après avoir tergiversé un mois.
Comment se passe le remplacement ?
L’opération demande deux personnes, un tournevis et un peu de méthode. La difficulté n’est pas technique : elle tient au fait que l’ouvrant doit être maintenu pendant que les compas sont déposés.
Ouvre la fenêtre à quatre-vingt-dix degrés et bloque-la avec le loquet d’aération, présent sur la plupart des modèles. Fais tenir l’ouvrant par une seconde personne pendant toute la durée de l’intervention, ou cale-le solidement contre la charpente.
Les compas se déposent en retirant deux ou trois vis de chaque côté, sur le dormant et sur l’ouvrant. Note l’ordre : on retire d’abord la fixation côté dormant, puis celle côté ouvrant, et on remonte dans l’ordre inverse.
Une fois les neufs en place, règle la friction avant de refermer, et essaie la tenue à plusieurs angles : dix, quarante-cinq et quatre-vingt-dix degrés. Un compas correctement réglé retient l’ouvrant à tous les angles sans le rendre dur à manœuvrer.
Compte une heure et demie pour une fenêtre, davantage la première fois. C’est une opération comparable, en difficulté, au réglage des charnières décrit dans la fiche du velux qui grince, où le nettoyage et la lubrification jouent le même rôle préventif.
Comment faire durer les compas ?
Deux gestes annuels suffisent, et ils prennent dix minutes par fenêtre. Le premier consiste à dépoussiérer les gorges des compas et le pourtour de l’ouvrant, où la poussière et les insectes s’accumulent. Un aspirateur à embout fin fait le travail.
Le second est la lubrification des articulations, silicone en spray sur les axes seulement, en manœuvrant plusieurs fois pour répartir. Rien sur les surfaces de friction, comme dit plus haut.
Évite enfin de laisser une fenêtre grande ouverte par grand vent. Un coup de vent qui rabat l’ouvrant en butée sollicite les compas bien au-delà de leur usage normal, et deux ou trois épisodes de ce type raccourcissent nettement leur durée de vie. Le loquet d’aération existe précisément pour ces situations.
Ce point rejoint les autres désordres de fenêtre de toit, notamment l’ouvrant qui s’affaisse, où les charnières prennent du jeu, et les questions de vitrage traitées dans la fiche de la baie vitrée qui se fissure.
Quand ça ne vaut pas le coup
Sur une fenêtre de plus de trente ans, la question du remplacement complet mérite d’être posée avant de commander des compas. Le cumul d’un joint, d’une paire de compas et d’un jeu de gâches approche le prix d’une fenêtre neuve, dont l’isolation n’a plus rien à voir.
Deuxième cas, sur les modèles dont les pièces ne sont plus fabriquées. Certaines générations anciennes n’ont plus de compas disponibles, et les adaptables du marché demandent des perçages qui fragilisent l’ouvrant. Là, le remplacement s’impose.
Un dernier repère : si la fenêtre cumule un défaut de fermeture et un défaut de tenue en position ouverte, le problème est probablement en amont, sur un ouvrant voilé ou un dormant déformé, et changer les compas ne réglera rien.
FAQ sur la fenêtre de toit qui ne tient pas ouverte
Pourquoi ma fenêtre de toit retombe-t-elle seule ?
Parce que la garniture de friction des compas latéraux est usée. Un réglage donne parfois un sursis, mais le remplacement finit par s’imposer.
Peut-on graisser les compas ?
Uniquement les axes d’articulation. Graisser la surface de friction supprime justement ce qui retient l’ouvrant en position.
Faut-il changer les deux compas ?
Oui. Ils ont le même âge et le même nombre de manœuvres : remplacer un seul revient à programmer le second démontage pour bientôt.
Combien coûte une paire de compas ?
Entre 50 et 120 euros en pièce d’origine, selon la dimension et la génération du modèle. La référence se lit sur la plaque signalétique.
Compas usés ou autre chose ?
Ouvre la fenêtre à quarante-cinq degrés et lâche-la doucement.
La garniture de friction est usée. Commence par la vis de réglage du compas, un quart de tour à la fois, et essaie la tenue entre chaque. Si le réglage ne tient que quelques semaines, commande une paire de compas neufs.
Un compas est cassé ou sorti de son ancrage. Ferme la fenêtre et ne l’utilise plus jusqu’à la réparation : un ouvrant qui tombe d’un mètre cinquante fait de vrais dégâts. Remplacement de la paire, entre 50 et 120 euros.
Compas grippé plutôt qu’usé. Dépoussière les gorges à l’aspirateur, nettoie l’articulation, et mets une goutte de silicone sur l’axe uniquement. Manœuvre une dizaine de fois : l’amplitude revient souvent d’elle-même.



